Rédaction: Gregoire Berrebi
Armando est né à Rome, a fait ses premières armes en cuisine en Italie et, comme souvent dans les belles histoires, il n’avait pas forcément prévu de poser ses valises en Valais.
Et pourtant…
Une visite à une amie, un coup de cœur pour notre canton, ses paysages, ses produits et son art de vivre… et voilà qu’une nouvelle page s’écrit.
Aujourd’hui, Armando officie derrière les fourneaux du restaurant Pompeii à Vernayaz, avec une idée toute simple : faire découvrir une cuisine italienne authentique, généreuse et fidèle à ses origines.
On est allé à sa rencontre. Et forcément, avec un Romain, il fallait parler carbonara…
Armando, raconte-nous ton parcours
Armando :
« J’ai commencé mon parcours en cuisine en 2006, à Rome, ma ville natale. J’ai travaillé dans différents restaurants, ce qui m’a permis d’apprendre différentes techniques et surtout de travailler de beaux produits, comme le poisson, la viande ou les pâtes.
C’est à travers toutes ces expériences que j’ai développé une véritable passion pour la cuisine. Une passion qui m’a finalement amené jusqu’en Suisse et aujourd’hui au restaurant Pompeii. »
Et le Valais dans tout ça ?
Armando :
« Au départ, je suis arrivé en Valais pour rendre visite à une très chère amie. Et finalement, je suis tombé amoureux de cette région.
J’ai aimé ses paysages, son ambiance, mais aussi ses produits du terroir et cette véritable culture de la gastronomie. Je me suis senti bien ici et j’ai décidé d’y construire une partie de mon histoire. »
Une histoire italienne qui rencontre donc une terre où l’on aime aussi beaucoup se retrouver autour d’une bonne table. Forcément, ça aide !
Si tu devais choisir LE plat signature du restaurant ?
Là, Armando n’hésite pas longtemps…
Armando :
« Pour moi, c’est la véritable carbonara à la romaine.
Je la prépare avec des pâtes fraîches, du pecorino, du parmesan, du guanciale importé directement d’Italie et des œufs.
Et surtout… sans crème !
C’est important pour moi de respecter la véritable tradition romaine. Le côté crémeux vient simplement du mélange des œufs, des fromages et du guanciale.
C’est un plat simple en apparence, mais qui demande beaucoup de précision. »
Voilà, c’est dit : ne parlez pas de crème à un Romain lorsqu’il prépare sa carbonara !
Quel est ton secret pour réussir un plat ?
Armando :
« Le secret, c’est avant tout la passion et l’amour du métier.
On peut avoir les meilleurs produits et les meilleures recettes, mais si on ne met pas de passion dans ce que l’on fait, cela se ressent dans l’assiette.
Pour moi, cuisiner, c’est transmettre quelque chose. Quand un client goûte un plat et qu’il retrouve une émotion, un souvenir ou simplement le plaisir de bien manger, c’est là que je considère que le plat est réussi. »
Et finalement, c’est peut-être ça la cuisine : faire voyager quelqu’un sans qu’il ait besoin de quitter sa table.
Bon Armando… y’a plus de pizza ! Tu choisis raclette ou fondue ?
La question qui pourrait presque provoquer un incident diplomatique entre le Valais et l’Italie…
Armando :
« Ah, là, vous me mettez dans une situation difficile ! »
Petit sourire.
« Mais puisque je suis en Valais, je dirais… une raclette !
J’aime beaucoup les produits valaisans et je trouve intéressant de pouvoir mélanger les cultures. Moi, je viens avec mes traditions italiennes, et le Valais m’a fait découvrir les siennes.
Mais attention… si vous me demandez de choisir entre une pizza et une raclette, je vais quand même rester fidèle à mes origines ! »
On ne lui en voudra pas.
Alors, pourquoi faut-il venir découvrir Pompeii ?
Armando :
« Parce que chez Pompeii, nous voulons faire découvrir une Italie authentique, avec des produits de qualité et une cuisine préparée avec passion.
Pour moi, un restaurant, ce n’est pas seulement ce qu’il y a dans l’assiette. C’est aussi l’accueil, l’ambiance et le plaisir de partager un bon moment.
Alors venez découvrir Pompeii, goûter notre cuisine et surtout… laissez-moi vous faire voyager en Italie, le temps d’un repas. »
Et c’est probablement la meilleure façon de résumer Armando.
Rome lui a donné ses racines et sa passion pour la cuisine. Le Valais lui a offert une nouvelle terre d’adoption. Et à Vernayaz, chez Pompeii, il réunit aujourd’hui un peu des deux autour d’une même table.


