Vétroz: Ahmed et Le Kidam – Des saveurs d’ailleurs, avec le Valais dans le cœur

Rédaction: Gregoire Berrebi

Au Kidam à Vétroz, on peut partir en voyage sans vraiment quitter le village.

Des épices, un tajine qui mijote, des parfums venus d’ailleurs… mais derrière cette cuisine aux multiples influences, il y a surtout Ahmed, un homme qui connaît particulièrement bien l’endroit où il a choisi de développer son restaurant.

Et pour cause : Ahmed a grandi à Vétroz.

Le Valais n’est donc pas simplement la terre d’accueil du Kidam. C’est chez lui. C’est ici qu’il a grandi, qu’il a construit une partie de son histoire et qu’il partage aujourd’hui sa passion pour une cuisine généreuse, faite maison et ouverte sur le monde.

Nous sommes allés à sa rencontre pour parler cuisine, terroir, saveurs orientales… et évidemment du Valais.

Ahmed, raconte-nous ton parcours. Comment es-tu arrivé dans la restauration et jusqu’au Kidam ?

Ahmed :

« La restauration, c’est une histoire de passion et de rencontres. J’ai toujours aimé recevoir les gens, cuisiner et surtout voir le plaisir dans les yeux de quelqu’un qui mange un bon plat.

Mon parcours m’a naturellement amené vers la restauration, avec beaucoup de travail, d’expériences et aussi quelques défis.

Puis est arrivé Le Kidam, ici à Vétroz, le village où j’ai grandi. J’ai repris cet établissement avec l’envie d’en faire un endroit qui me ressemble : chaleureux, convivial et généreux.

J’y ai investi énormément d’énergie et de cœur. Le restaurant, ce n’est pas seulement un travail pour moi. C’est un lieu de vie, un endroit où l’on partage, où l’on se retrouve et où j’ai eu la chance de créer de très belles relations avec mes clients. »

Et forcément, ouvrir son restaurant dans le village où l’on a grandi donne à l’aventure une saveur encore un peu particulière.

 

 Le Kidam, comment le décrirais-tu à quelqu’un qui n’y a encore jamais mis les pieds ?

La réponse d’Ahmed tient d’abord en quatre mots :

« Venez comme vous êtes ! »

« Le Kidam, c’est une cuisine généreuse, faite maison, avec des influences qui viennent de plusieurs horizons. J’aime mélanger les cultures, les goûts et les produits, sans jamais perdre le plaisir de manger.

Mais surtout, je veux que les gens se sentent bien. Pour moi, un bon restaurant, ce n’est pas seulement ce qu’il y a dans l’assiette. C’est aussi l’accueil, l’ambiance, le sourire, les échanges et le fait d’avoir envie de revenir.

L’identité du Kidam, c’est justement ce mélange entre une cuisine qui voyage et un esprit très proche des gens. »

Une philosophie finalement assez simple : on vient pour manger, mais on revient aussi pour l’ambiance et les gens.

 

Tu as grandi à Vétroz. Le Valais fait donc partie de ton histoire. Quelle place tient aujourd’hui le terroir dans ta cuisine ?

Ahmed :

« J’ai beaucoup de respect pour le terroir valaisan. J’ai grandi ici et je me sens profondément attaché à cette région.

J’aime travailler avec les produits locaux lorsque c’est possible : les légumes, les viandes, les fromages, les vins… Le Valais possède une richesse extraordinaire.

Mais je pense aussi que le terroir ne doit pas empêcher de voyager. On peut prendre un beau produit valaisan et lui donner une petite touche orientale, méditerranéenne ou simplement différente. C’est cette liberté-là que j’aime dans ma cuisine. »

Et c’est probablement ici que l’on comprend le mieux l’identité du Kidam.

Ne pas choisir entre ici et ailleurs.

Prendre un peu des deux et les réunir dans l’assiette.

 

Les Valaisans sont-ils ouverts aux saveurs orientales et à la cuisine d’ailleurs ?

Ahmed :

« Oui, absolument ! Et je pense que les Valaisans aiment surtout découvrir lorsqu’on leur propose quelque chose de bon et de sincère.

Au début, certains peuvent être un peu prudents face à des saveurs qu’ils ne connaissent pas. Mais une fois qu’ils goûtent, ils sont souvent agréablement surpris.

Et puis la cuisine orientale, ce n’est pas seulement des épices. C’est une cuisine de partage, de générosité et de convivialité.

Finalement, sur ce point-là, je trouve qu’elle a beaucoup de choses en commun avec l’esprit valaisan. »

Et sur ce point, difficile de lui donner tort : une grande table, quelque chose de bon à manger et le plaisir d’être ensemble… ça nous parle plutôt bien en Valais !

 

 Un seul plat pour faire découvrir le Kidam à quelqu’un. Tu choisis lequel ?

Cette fois, Ahmed n’hésite pas longtemps.

« Je choisirais probablement le tajine de poulet au citron confit, olives et petits pois, accompagné de semoule.

Parce que c’est un plat qui représente bien ce que j’aime faire : une cuisine généreuse, parfumée, familiale et pleine de goût.

Il y a le côté oriental, mais aussi quelque chose de très réconfortant et accessible.

C’est typiquement le genre de plat qui peut faire voyager quelqu’un sans qu’il ait besoin de quitter sa table. »

Une phrase qui pourrait presque résumer à elle seule l’esprit du Kidam. 

Dernière question : si le Valais était un plat, qu’est-ce que tu nous servirais ?

Ahmed :

« Je servirais un plat généreux, évidemment !

Je partirais sur une belle viande mijotée, accompagnée de pommes de terre, de légumes du Valais, d’un peu de fromage et, bien sûr, d’un bon verre de vin valaisan.

Un plat simple mais généreux, avec du caractère, comme les gens d’ici. Et surtout, un plat à partager autour d’une grande table.

Parce que pour moi, finalement, le Valais, c’est ça : du caractère, de la générosité, de la convivialité et le plaisir d’être ensemble. »

 D’ici, avec des saveurs d’ailleurs

Ahmed a grandi à Vétroz.

Aujourd’hui, c’est dans ce même village qu’il fait voyager les Valaisans à travers sa cuisine.

Et c’est peut-être ce qui rend l’histoire du Kidam particulièrement jolie : il ne s’agit pas simplement d’amener une cuisine orientale en Valais, mais de proposer la cuisine d’un homme façonné par plusieurs influences et profondément attaché à l’endroit où il a grandi.

Des épices venues d’ailleurs, des produits de chez nous, beaucoup de générosité et cette envie toute simple de réunir les gens autour d’une bonne table.

Le Kidam fait voyager… mais pour Ahmed, l’histoire commence et revient toujours à Vétroz.

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